Aller au contenu principal
Fermer

"Pas de sens", pour l'heure, d'envoyer des avions à l'Ukraine, dit Berlin
information fournie par Reuters 23/02/2023 à 21:58

Le chancelier allemand Olaf Scholz lors d'une conférence de presse à Zeebrugge, Belgique

Le chancelier allemand Olaf Scholz lors d'une conférence de presse à Zeebrugge, Belgique

BERLIN (Reuters) - La question d'envoyer ou non des avions de chasse à l'Ukraine n'a "pas de sens à l'heure actuelle", a déclaré jeudi le chancelier allemand Olaf Scholz dans un entretien à la télévision publique, alors que Kyiv presse pour que ses alliés occidentaux lui fournissent des appareils modernes.

Critiqué par le passé pour sa réticence à fournir à l'Ukraine des chars lourds de combat, Olaf Scholz a estimé que les difficultés d'autres alliés de Kyiv à répondre aux demandes de celui-ci justifiaient sa position selon laquelle les livraisons d'armes devaient être décidées et effectuées conjointement par les Occidentaux.

Berlin a annoncé plus tôt ce mois-ci l'envoi de chars de fabrication allemande Leopard à l'Ukraine et a donné son feu vert pour que d'autres alliés fassent de même.

En dépit de cette décision, les livraisons prennent du temps, du fait d'un manque de stocks.

"Peut-être est-ce là une indication de l'importance de se coordonner, avec les Etats-Unis par exemple, et de préparer ces décisions avec soin afin qu'elles fonctionnent", a déclaré Olaf Scholz à la chaîne de télévision ZDF.

Depuis qu'elle a obtenu de ses alliés l'envoi de chars d'assaut afin de faire face à l'offensive accrue de la Russie dans l'est du pays, l'Ukraine presse pour recevoir des avions de chasse modernes, comme des F-16 - un type d'appareil dont Berlin ne dispose pas.

A la veille du premier anniversaire de l'invasion russe, Olaf Scholz a dit craindre que la guerre s'éternise, ajoutant cependant que l'Allemagne et ses alliés occidentaux continueraient de soutenir l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire.

Le chancelier allemand a ajouté que le président russe Vladimir Poutine devra, à un moment ou un autre, admettre que ses objectifs en lançant ce que Moscou décrit comme une "opération militaire spéciale" étaient irréalisables.

(Reportage Maria Martinez et Thomas Escritt; version française Jean Terzian)

3 commentaires

  • 24 février 08:56

    Pragmatisme des allemands qui dépendent économiquement de la Chine qui elle même soutient la Russie sans jamais le dire.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Le président du Sénat brésilien, Davi Alcolumbre, lors d'une session consacrée au vote sur l'approbation de l'accord de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne, le 4 mars 2026 à Brasilia ( AFP / Evaristo Sa )
    information fournie par AFP 04.03.2026 23:47 

    Le Brésil a ratifié mercredi l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur, créant l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde, lors d'un vote au Sénat une semaine après la Chambre des députés. Il ne manque à présent plus qu'un vote favorable du Parlement ... Lire la suite

  • La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )
    information fournie par AFP 04.03.2026 23:18 

    Les Bourses mondiales ont terminé dans le vert mercredi, le retour au calme des marchés de l'énergie apaisant les craintes inflationnistes, malgré la prolongation du conflit au Moyen-Orient. "Si chaque nouvel événement tend à générer incertitude et inquiétude, ... Lire la suite

  • Ecole de Minab : un cliché des tombes suscite des infox
    information fournie par France 24 04.03.2026 22:50 

    En conférence de presse sur l'opération "Epic Fury" en Iran, le secrétaire d'état américain Pete Hegseth a été interrogé sur le bombardement d'une école survenu samedi à Minab dans le sud de l'Iran. Il assure que les Etats-Unis enquêtent sur les circonstances de ... Lire la suite

  • Un panache de fumée après une frappe sur Téhéran, le 4 mars 2026 en Iran ( AFP / ATTA KENARE )
    information fournie par AFP 04.03.2026 22:49 

    Les gouvernements américain et israélien soutiennent mercredi que Téhéran répond de plus en plus faiblement à leur offensive, au cinquième jour d'une guerre loin de se cantonner à ces trois pays. Depuis l'attaque israélo-américaine lancée samedi contre l'Iran, ... Lire la suite

Pages les plus populaires